NICOLAS HERAUD

Une Poésie baudelairienne en mouvement

 

 

Artiste pluridisciplinaire, danseur pour la création de Carolyn CARLSON et BARTABAS («We Were Horses » 2011 et 2013), Il  se forme aux arts du cirque à Bordeaux, puis à l’art dramatique à Paris sous la direction de Christian Le GUILLOCHER (Théâtre du Lucernaire). En 2001, ses deux recueils de poésie sont publiés aux éditions publibook, « Les larmes du Soleil » et « Chemins de Fer ». C’est aussi à Paris qu’il rencontre le groupe de Rock/Métal Abinaya dont il est le percussionniste, ainsi que  le réalisateur Stan Walbert qui le fera jouer dans son premier court métrage « Bouche de métro ». Nicolas Héraud créer la Cie « YASVIN KHAM », à Bordeaux, sa ville natale en 2001.

Spécialisé dans la technique de cracheur de feu, son parcours est influencé par la rencontre avec la danse contemporaine en 2003. Pour sa première création, adaptée de l’un de ses textes ( Les mains d’Ndyouf), il bouscule déjà les conventions attachées aux arts de la rue, dans une réalisation politique, poétique et corporelle, dont l’esthétisme et le propos surprennent. Cette expérience influence par la suite son univers créatif, très marqué par la rencontre entre feu et mouvement corporel, dans laquelle il innove et réinvente la technique et l’image du cracheur de feu.

 

Comédien, musicien, artiste de performance, ses créations, expressions d’un fort engagement politique et poétique, s’attachent à représenter les violences du corps et les mécaniques du monde moderne sous la forme d’un chaos poétique. Sa démarche artistique est un engagement perpétuel. Réinventer, désorienter, désintégrer, provoquer le débat. En témoigne le projet: «BSM…» (écritures chorégraphiques filmées dans les bases de sous-marins) avec cette volonté de se réapproprier un lieu pour le choquer, afin d’en ressortir ses enjeux et les confronter à sa génération. Peu importe le tabou, les créations sont souvent dures, spontanées, sincères… brut. Son univers?…Une écriture baudelairienne du corps où chaque sous-terrain à sa lumière, où les voies d’expression sont explorées sans limites. Le laid côtoie le beau, le burlesque naïf alterne au cynisme et à l’ironie acerbe, la violence se mêle à la douceur.

 

Mais cet univers, oscillant entre ombres et lumières est aussi caractérisé par un côté inattendu de la personnalité de cet auteur. En 2012, Nicolas Héraud s’oriente vers le jeune public avec la création « Bill et le Kid », un duo de magiciens inspiré de l’univers de Charles Chaplin. Là encore, il se démarque en proposant une mise en scène atypique de l’art de la magie, affirmant des inspirations « chaplinesques » et sa détermination à casser les codes et l’image de la magie pour enfants.

Très sollicité par le milieu scolaire, ce spectacle simple et subtile, programmé jusque dans les théâtres parisiens connaît une ascension fulgurante. Témoignage vivant de l’originalité et de la marginalité de l’écriture de cet auteur. Fort de ce succès, il réalise en 2015 le second volet de ce même duo « Viva L’as Végas » où il pousse plus loin ses objectifs artistiques. Ce second opus fut programmée l’année de sa création au festival des arts de la rue « L’Echappée Belle » à Blanquefort (Juin 2016).  Un troisième volet, en solo, est en cours de réalisation pour 2017.

 

 

 

Recueils poésie We Were Horses. CCN Roubaix. Film « Bouche de métro ». Abinaya. Rock/Métal.